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Tout en astro-chronobiologie se découvre en terme d'énergie, de forces, ondes de forme, mathématiques, angles et projections.

Le “ reste ” est pour nous… langage humain. Non plus celui des étoiles, non celui des astres.

L’ACB s’aborde encore comme une “ mathématique événementielle ”. Nom générique secondaire donné à la pratique d’une science du temps qui jamais sans doute n’aura si bien fonctionné, si précisément dans le temps, tout en restant parfaitement en “ phase ” avec ce que certaines traditions nous donne à penser des conditions d’une situation remarquable donnée.
 
L'ici et maintenant de notre naissance se découvre en astro-chronobiologie être le moment pour une gigantesque puissance énergétique de se manifester, du cœur de chacune de nos cellules, en projections vers l’extérieur de soi.

Avec, pour “ conséquences ” ou comme “ réalisation ”, en temps réel, simultanément, les différentes formes données alors à nos existences, à notre réalité consciente, remarquable.

Schématiquement, le “ centre ”, le “ noyau ”, de la structure spatio-temporelle symboliquement dessinée d’une “ carte du ciel ”, se révèle empli d’une énergie vitale qui tendra à se projeter au-delà de ses limites originelles, radicales, au moyen d’angles stricts qui relieront les éléments constitutifs de cette structure entre eux.
Projections de même principe que celle du Soleil.

Il nous faut considérer ce thème comme une représentation de ce que nous sommes constitués biologiquement autant qu’une représention de ce qu’était, physiquement, à l’instant de notre naissance au monde, l’état du ciel.
Nous serions alors constitués d’un véritable patrimoine cosmo-biologique sous forme énergétique.

Nous serions issus d’une équation mathématique originelle et originale. Notre “ forme ” première.

Si le chaos ne “ pensait pas ” nous dit maintenant Bernard Edelman, s’il ne “ créait ” pas, s’il était composé de forces purement quantitatives, il n’y aurait ni devenir, ni éternel retour : à un état, succéderait mécaniquement un autre état, dans un mouvement éternel et vide. Mais le chaos “ pense ”, le chaos “ vit ” dans ses propres forces, il “ crée ” avec ses propres forces. “ Penser ” au stade primitif (préorganique), c’est réaliser des formes. Comme dans les cristaux. En d’autres termes, le chaos “ pense ” par “ formes ”, il construit son ordre dans des formes, et le devenir lui-même est une succession de “ formes ”.

Nous serions issus de ce chaos… D'une forme initiale en perpétuel devenir… Mus peut-être aussi de cette “ volonté de Puissance ” chère à Nietzsche.

Une conscience des choses, de soi, maintenant accompagnera cette projection. Une “ attention ” à l’existence de son vivant… Alors la forme se précise, se spécifie, se “ conscientise ”, se personnalise, pour déborder son expression la plus simple, le “ vivant primitif ” que nous étions, que nous sommes sans doute encore quelque part dans quelque “ soupe énergétique ”, sans forme “ durable ” identifiable comme telle.

Dieu “ lui-même ” est-il écrit dans la Bible “ forma ” le premier homme d’un peu de terre et d’un souffle…

Cette énergie nous est vitale… Elle est l’expression “ brute ” de notre vivant. Contenue au plus profond et “ lointain ” des cellules qui nous composent, elle tendra puissamment à son expansion, forcera à son “ pleinement ”, sa plénitude peut-être, à sa durée fondamentale, tendra à “ déborder ” son contenant originel. Elle tendra alors à son entière “ réalisation ”.

Schématiquement encore, imaginons l’éclat lumineux d’une bougie, en lieu et place de ce “ soleil ” en soi, de ce noyau énergétique. Faisons passer une quelconque réalité “ formelle ” entre cet éclat et quelque “ mur blanc ”, vierge, en face, comme substitue à notre “ à venir ”. Voyons alors la forme projetée de cette réalité se dessiner en “ ombre ” sur ce support neutre.

Il en serait ainsi et par exemple de la “ forme ” d'un Jupiter à telle position précise et qui, placé face à cette énergie projetée du centre du thème, comme, en temps réel, du cœur de notre réalité génétique, entre “ essence ” et “ existence ”, aura son “ principe ” projetée sur ce dernier support, vierge, comme sur une plaque photographique.

Avec son principe, sa puissance, sa fonction. Ses échéances spécifiques.

Quelque conscience, simultanément, en sera le “ révélateur ”.

Pour finalité, cette énergie projetée de soi sera devenue de l’existence, du “ remarquable ”… après encore être passée par quelques autres filtres plus ou moins secondaires… subconscients, “ culturels ”, sociaux…

Projection qui pourra être encore accompagnée de ces “ pro-jets ” dont nous parlerons plus loin.

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Cette énergie vitale ne parviendra pourtant à se projeter ainsi vers l’extérieur, pressant la conscience, qu’à partir d'angles stricts et déterminés, au moyen de ce que nous nommons des “ aspects ”.
Empêchée sinon d’expression elle restera en puissance.

Ces angles en ACB sont précis à la minute d’orbe (non à plus ou moins 10° comme en astrologie des transits) et traditionnellement déterminés, de 15° en 15°. Ils relieront deux points fondamentaux à la structure observée, en conséquence d’une dynamique spécifique qui en aura fait virtuellement progressé un des deux.

Véritables “ portes ouvertes ”, plus ou moins selon l'angle, qui relieront le noyau à ce qui apparaîtra “ remarquable ” à la conscience, à son environnement, à ce qui deviendra de l’existence, ces aspects laisseront se projeter l'énergie avec plus ou moins de force et de pression, de tension.

Cette puissance, cette énergie, apparaît avoir gardé en “ mémoire ” l'ensemble des paramètres, des forces, qui aura constitué, structuré et tendu notre environnement cosmologique le plus directement proche (système solaire), pour ce strict “ ici et maintenant ” que fut notre naissance.

“ Nous sommes vivants depuis le commencement du monde et c’est toute l’expérience-univers qui se joue en nous et par nous ”, nous dit Hubert Reeves.

Une empreinte de cet environnement se sera constituée au plus profond de notre constitution cellulaire lors de la conception pour ensuite se manifester d’une structure “ de réalisation ” à la naissance (le thème natal). L’organisation et l’expression de sa “ volonté de puissance ” propre.
Si maintenant une configuration ACB (astrologique) ne fait pas “ seule ” la forme prise, elle en sera pleinement la finalité.

Une configuration d'essence négative (comprendre ce terme “ techniquement), tendant, soit parce que nous avons à faire avec un angle de fermeture, soit par la nature même des éléments mis en relation, au fait qu'ils soient d'énergie basse, à obstruer la projection d’énergie du noyau vers l’extérieur de soi, aura pour conséquence systématique une finalité négative ou -. De “ fermeture ” à la projection.
Contre cela, et strictement cela, nous serions impuissants. Absolument. Malgré ce “ libre arbitre ” si cher à une astrologie humaniste et dont Jung nous parle pourtant comme “ d’une capacité à faire volontiers ce que nous sommes contraints de faire ”.

Individus maintenant, nous pourrons au moins, face à ce déterminisme absolu, lui présenter pour support à sa réalisation ce que nous appelons donc un “ pro-jet ” personnel.

Une projection ACB seule n'a pas d'âme. C’est le résultat d’une mathématique stricte. Le “ pro-jet ” fera cette âme qui devra fondamentalement tenir compte des configurations astrologiques pour devenir “ raisonnable ”.

Nous sommes, humains, face à ces projections énergétiques et mathématiques, dans la capacité de “ pro-jeter ” quelque but, quelque ambition, à notre existence.

“ Pro-jet ” qui pourra être plus ou moins conscient, sans formulation spécifique et qui laissera dés lors à la projection énergétique brute toute possibilité de former d'elle, de ses seuls éléments basiques et du contexte “ ambiant ”, la situation à vivre. À exister.
Sans “ pro-jection ” d’accompagnement à cette seule force brute, la forme se chargera, plus ou moins, du fond et l'emplira comme d’un coque vide.

“ Lorsqu’il n’y a plus ou pas de projet il ne reste qu’un processus ” ai je entendu dire le philosophe Alain Finkielkraut.

Plus conscient, ce “ pro-jet ” au contraire pourra se formuler de façon spécifique dans telle ambition, telle envie ou besoin, telle démarche fondamentale de soi. Il offrira, “ proposera ” alors à la projection, au processus, un terrain privilégié de manifestation, de réalisation.

Sur le plan mondial, ce “ pro-jet ” pourra être celui d'une rencontre internationale, d’une tentative de négociation... Sur le plan individuel, il sera professionnel, affectif, spirituel, etc.

La volonté d’être pleinement est ce qui nous entraîne et nous pousse à chacun de nos pas. Être pleinement est maintenant, en grande partie, “ être là au bon moment ”.

Entre un pro-jet qui échoue et un qui réussit la seule différence réside dans le fait que dans le premier cas nous n'étions pas, ou plus, en “ ce bon moment pour ”.

Savoir les structures qui nous conditionnent, les comprendre, les prévoir, s'adapter à elles, vaudra autrement mieux que de les nier a priori et contre toutes raisons, pour s'écrier, béat : “ Je suis libre. ”

Si cette attitude ne nous donne en rien la possibilité de changer quelque finalité d’essence astrologique, parce que ça “ on ” ne sait pas et ne saura jamais faire, au moins elle fera en sorte que ne soit pas pro-jeté de soi, non pas même “ n'importe quoi ”, mais surtout “ n'importe quand ”.

Roger Hequet